AMOPA

VAR

 

 

 

JOURNÉE RÉGIONALE de l’AMITIÉ

Sortie du jeudi 13 juin 2019

 

Cette année, c’est dans le Vaucluse que nous nous sommes retrouvés pour la traditionnelle Journée régionale de l’Amitié organisée, à tour de rôle, par sept sections de l’AMOPA du sud de la France : Alpes-de-Haute-Provence (04), Hautes-Alpes (05), Alpes-Maritimes 06), Bouches-du-Rhône (13), Gard (30), Var (83), Vaucluse (84).

Le Jeudi 13 juin à 9 heures 30, soleil, café et viennoiseries étaient au rendez-vous à l’Oustau Anais de Bédoin servis chaleureusement par nos amis amopaliens du Vaucluse.

                             

Après un mot de bienvenue du président, M. Bruno Maccari, et de son vice-président, M. Marceau Apap, M. Luc Reynard, Maire de Bédoin, charmant village au pied du Mont Ventoux (que certains d’entre nous arrivés la veille avaient pu apprécier), nous a parlé avec enthousiasme de sa commune et surtout du futur « Parc Naturel Régional du Mont Ventoux » pour lequel son engagement est ancien (10 ans) et si profond qu’il nous a permis de comprendre la nécessité de cette création indispensable pour la préservation de la faune, de la flore et pour une meilleure gestion de ce patrimoine si fragile. Cette création sera officialisée en fin d’année, mais ce fut, en quelque sorte, le parcours du combattant. Propos confirmés par le président du Syndicat d’Aménagement du futur parc, également engagé dans ce combat depuis longtemps.

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M. Paul Peyre nous a ensuite entraînés sur les pentes du « Ventour » - nom régional se terminant par « r » probablement sans rapport étymologique avec les « vents » qui soufflent à son sommet, signifiant plutôt : « lieu visible de loin » - depuis les drailles des bergers d’autrefois, en passant par ce  qui fut la première route au sud, les premières courses automobiles, les premiers skieurs sur « planches » sur le versant nord (gare à la planche perdue, qui sera recherchée, car rare, mais pas retrouvée) jusqu’aux premiers cyclistes dont l’engouement pour le « Géant de Provence » n’est plus à démontrer et enfin au Tour de France.

Il nous a fait rêver d’un lever du jour, après une nuit à la belle étoile, qui permet de voir « deux Ventoux », à ne pas confondre avec un lever de soleil. Il nous a lu de superbes vers de René Char et nous a fait emprunter les pas de Pétrarque qui de Malaucène, un 26 avril 1336, entreprit l’ascension du Ventoux et nous laissa de belles pages.

Après une conviviale pause apéritive et un déjeuner préparé à base de produits locaux dont l’agneau et les vins du Ventoux, bien sûr, nous avons rejoint les deux bus pour environ trois heures de découverte.

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Nous avons pu constater sur le terrain tout ce que Paul Peyre nous avait si passionnément conté le matin, à savoir, au premier arrêt, en photos les aventuriers des courses automobiles et, en réalité, les fameux virages.

        Bildergebnis für virages montee mont ventoux

Soit dit en passant, au début  les pistes n’étaient pas goudronnées. Au cours de la montée, le reboisement avec les essences principales chênes, hêtres, cèdres et pins noirs. Au second arrêt, le Jas de Couanche, restauré, avec de beaux murets de pierres sèches protégeant les brebis et leur berger du loup. Plus loin, les photos d’une flore exceptionnelle – dont un  pavot velu du Groenland qui en a laissé plus d’un rêveur – que nous nous sommes amusés à rechercher au sommet entre les pierres avec la saxifrage du Spitzberg et d’autres minuscules plantes.    

     Bildergebnis für pavot velu du groenland    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/ae/Purpsaxifrage2.jpg

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Sans compter les sources et, près du chalet Reynard, la fontaine de la Grave à l’eau si fraiche. Enfin la stèle du cycliste britannique Tom Simpson décédé en pleine course, avec ses bidons d’eau et autres souvenirs laissés par ses « fans ».

                          

Et tout en haut, à 1909 mètres d’altitude, sur la calotte de « lauzes blanches » (calcaire très dur à la sonorité spécifique), une vue à 360 degrés sur le Col des Tempêtes,  les Alpes encore enneigées, les Baronnies, Lure et Lubéron, Fos et ses pétroliers de nos jours invisibles dans la brume ...

Sur l’arrête occidentale, le radôme avec le radar protecteur de l’espace aérien. Sur le sommet lui-même, l’ancien observatoire météorologique en bois et son successeur avec sa tour et une antenne de télévision. Un abri souterrain au Col des Tempêtes hébergeait le réseau de transmission hertzien des missiles de la force stratégique du plateau d’Albion, aujourd’hui hors service.

             

De retour à Bédoin, des boissons fraiches nous attendaient et pour chacun une bouteille de vin du Ventoux et une importante documentation sur une région que nous verrons maintenant avec les yeux de nos amis amopaliens du Vaucluse qui ont su nous offrir une journée conviviale et culturelle dans un paysage unique. Merci !

 

Les participants du Var