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Conférences - Compte rendus

 

Choukroun, Yvette :    L’Acadie, les Acadiens, les Cadiens  -  17 avril 2018

 

Conférence Y. Choukroun1  

 

Au XVIème siècle, la France colonisa un territoire du Nouveau Monde s’étendant le long de la côte atlantique, de la Floride à Terre-Neuve, nommé l’Arcadie, puis l’Acadie.

Jaloux de ces possessions françaises, plus vastes que les leurs en Nouvelle Angleterre, au sud de l’Acadie, les Anglais s’employèrent, inlassablement à déloger les Français. Un mouvement de va-et-vient, affirmant tantôt la suprématie française, tantôt la suprématie anglaise, sur ces territoires très peu peuplés, se termina par l’occupation définitive des Anglais, en 1755, après  plus de cent ans de rivalités sanglantes.

            Les Acadiens, fidèles à leur religion catholique et au roi de France, refusèrent de prêter un serment d’allégeance inconditionnelle au roi d’Angleterre, ce qui entraîna  leur perte.

             Ils furent alors contraints,  par leurs nouveaux maîtres,  à l’exil : ce fut alors La Déportation des Acadiens, appelée aussi, Le Grand Dérangement.

            Contre tous les usages de l’époque, les familles entières, séparées par des gouvernants cruels,  furent expédiées, non dans leur pays d’origine, la France, mais dans des pays étrangers hostiles : dans les treize colonies britanniques où ils furent emprisonnés et malmenés. La moitié des exilés moururent de malnutrition, de maladie, de désespoir.

            Ils furent aussi expédiés, en Angleterre, dans des bateaux surchargés. Là,  ils furent emprisonnés jusqu’à la fin de la guerre de Sept Ans. C’est alors qu’on les envoya en France où ils reçurent,  de la part de la population et du gouvernement français,  un très mauvais accueil.

            Pour tous ces pauvres malheureux,  la Louisiane, devenue récemment espagnole,  sembla un havre de paix et d’espoir. Ils y prospérèrent alors, un certain temps. Ils eurent une véritable identité, devinrent ainsi des «  Cadiens » ou « Cajuns » ; leur langue et leur religion furent respectées.

            Mais… ce nouvel Eldorado, tombé aux mains des Américains ne fut bientôt plus qu’un leurre et ils perdirent progressivement leur langue et leurs coutumes.

            Aussi bien en Louisiane qu’en Acadie, certains luttent encore pour maintenir leur langue devenue identitaire,  et refusent toujours  une assimilation quasi irrémédiable.

 

Compte rendu de la conférencière, soutenue par son mari André:

 

Conférence Y. Choukroun3